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MED Info 41 (Décembre 2002) December 2002 |
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Édition spéciale / Special edition
MED Forum 2002 :
Declarations, manifestes et propositions
Declarations,
manifestos and proposals
Ø Manifeste
des ONG de la Méditerranée pour le Sommet de Johannesburg 2002
Manifesto of Mediterranean
NGOs before the 2002 Johannesburg Summit.
VI Mediterranean Environment
Forum. Barcelona, November / December 2001
Ø
Propositions de MED Forum à la Vème Conférence Euromed
Valencia -
Avril 2002
Proposals of MED Forum to the Vth Euromed Conference
Valencia -
April 2002
Ø Position Paper of the major
networks of the EuroMediterranean Partnership and environmental NGOs addressed
to the Euro-Mediterranean Civil Forum (Valencia, 12-14 April 2002) and the
Euro-Mediterranean Ministerial Conference (Valencia, 22-23 April 2002)
Ø Athens NGO Statement
Athens 07 July 2002
EcoMediterrània: TRAFALGAR no.
19, 1º - 1ª. 08010 Barcelona.
Tel.
93 412 43 09 Fax: 93 412 46 22 E-mail: medforum@pangea.org Web: www.medforum.org
Ø Manifeste des ONG de la Méditerranée pour le
Sommet de
Johannesburg
2002
Barcelone, les 30
novembre et 1er décembre 2001
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D |
ix ans après le Sommet de Rio de Janeiro de 1992,
il est nécessaire d’analyser l’application des grandes mesures adoptées au
cours du sommet, tout spécialement l’Agenda 21 et les grandes conventions
internationales qui en découlent: changement climatique, biodiversité et lutte
contre la désertification.
Le bassin méditerranéen n’existe comme région
dans aucune des organisations internationales et, par conséquent, il n’apparaît
pas en tant que tel dans les rapports mondiaux et régionaux qui sont
régulièrement produits ; il n’existe pas non plus dans les bases de
données disponibles. Seuls les organismes de la Convention de Barcelone
(Convention des Nations Unies pour la protection de la Méditerranée), le PAM et
la CMDD, disposent d’un domaine méditerranéen qui leur permet une approche de
l’état de la situation de la région.
Un rapide coup d’œil à la situation de la
Méditerranée semble révéler que, s’il est vrai que certains problèmes
environnementaux sont envisagés à différents niveaux et que des efforts sont
faits pour intégrer l’environnement dans les stratégies de développement, les
problèmes d’inégalité et de pauvreté non seulement n’ont pas été réduits sinon
que, dans de nombreux cas, il semble même qu’ils se soient aggravés.
La dynamique de la mondialisation et les
tentatives d’intégration économique ont, pour le moment, des effets adverses
sur les secteurs et les zones les plus pauvres et les moins développés du
bassin méditerranéen.
Malgré d’évidentes améliorations en terme
d’une plus grande efficacité énergétique dans certaines parties du bassin et,
en général, d’une plus grande éco-efficacité, ces progrès semblent avoir été
plus que contrecarrés par les tendances dominantes dans les secteurs de la
production et de la consommation, tendances accentuées parallèlement par
l’inégalité croissante, l’instabilité économique, l’expansion démographique et
les processus migratoires, les conflits militaires qui ont affecté la région,
tout particulièrement dans les Balkans et le Moyen-Orient, sans sous-estimer
les conflits internes qui ont touché d’autres pays.
La dynamique de croissance économique et
d’expansion des populations s’est traduite, évidemment, par une plus grande
consommation des ressources, avec la plus grande production de résidus, de
polluants et de déchets qui en est le corollaire. Le transport et le tourisme
ont augmenté de manière notable, et ils ont accentué le processus de croissance
économique. Ils sont aussi à l’origine de plus grandes ressources économiques.
Toutefois, ces deux aspects ont de profonds impacts environnementaux encore
rarement évalués et encore moins corrigés. Par ailleurs, la pauvreté et
l’inégalité demeurent des caractéristiques de la région méditerranéenne.
Dix ans après le Sommet de Rio, le bassin
méditerranéen a été le témoin d’intentions aussi bien que d’actions
préparatoires ou de plans d’action, qui vont apparemment dans la bonne
direction. Cependant, leur mise en place n’a pas suivi, et les politiques et
actions à court terme ont primé sur les considérations et les stratégies à long
terme.
Dans le secteur productif, il est vrai que
dans certains cas on observe une plus grande responsabilité environnementale
des entreprises et l’adoption de mesures de gestion environnementale, mais
celles-ci sont relativement rares et concentrées dans certains domaines. De
plus, l’adoption de systèmes de gestion environnementale n’est une réalité que
dans le cadre des grandes entreprises, la majorité des PME étant encore bien
loin de l’adoption de ces systèmes de gestion.
Les mécanismes de contrôle de
l’accomplissement des politiques et des normes environnementales sont encore
extrêmement précaires, et les tâches de surveillance et de monitoring sont
encore très rarement mises en œuvre. De ce point de vue, un progrès important a
été fait dans la Méditerranée avec la constitution des cent trente-cinq
indicateurs du développement durable.
Environ cent soixante représentants de
différents secteurs sociaux, et tout particulièrement des ONG de la
Méditerranée regroupées dans MED Forum, Réseau d’ONG de la Méditerranée pour
l’Écologie et le Développement durable, réunis à Barcelone pour le VIe
Forum environnemental de la Méditerranée, après avoir analysé les documents de
base apportés et avoir participé à de larges débats, décident de lancer le MANIFESTE ci-dessous.
1.
Nous constatons que les propositions positives
contenues dans l’Agenda 21 approuvé au Sommet de Rio de 1992, et celles qui en
découlent, comme l’Agenda MED 21 et les Agendas 21 nationaux et locaux, ainsi
que les grandes conventions internationales des Nations Unies issues du Sommet
de Rio, qui devaient permettre un développement durable et respectueux de
l’environnement de la région méditerranéenne n’ont pas été appliquées pour la
plupart du fait de l’absence de décisions politiques, du manque de mesures
concrètes et de l’extrême modestie des moyens financiers utilisés.
Nous rappelons que le Sommet de Johannesburg est une conférence qui a pour but d d’analyser l’application et les moyens utilisés pour respecter les principes et réaliser les propositions contenus dans l’Agenda 21, et qu’elle doit faire de nouvelles propositions devant permettre un développement durable pour éviter la dégradation permanente de la planète.
2.
Nous affirmons que la région méditerranéenne est une
éco-région devant être prise en compte en tant que telle, et que les apports de
la convention ainsi que le processus signés à Barcelone en 1975 et 1995 doivent
être soulignés et renforcés pour que la Méditerranée apporte sa contribution
aux changements de la planète quant au développement durable. La Commission
méditerranéenne du Développement durable (CMDD) doit être renforcée et reconnue
par la Commission de développement durable (CDD) comme interlocuteur valable
pour participer aux séances et autres activités de celle-ci.
3.
Nous manifestons que l’éco-région méditerranéenne
dispose de potentialités pour avancer dans l’application des propositions de
l’Agenda 21, qui ont été développées dans l’Agenda MED 21, et que, avec
l’existence du PAM, de la CMDD et du processus euro-méditerranéen, elle peut
contribuer à la mise en marche d’un développement durable, sur la base de la
détermination de priorités spécifiquement méditerranéennes.
a)
L’eau. La gestion intégrée et durable de l’eau doit
être reconnue comme l’un des grands enjeux pour la région méditerranéenne. Une
nouvelle culture de l’eau est nécessaire qui prenne en compte la durabilité de
la ressource pour satisfaire les besoins des consommations domestique,
industrielle et agricole, coexistants avec la nécessaire vie de la flore et de
la faune des différents écosystèmes.
b)
La lutte contre la désertification. Les effets du
changement climatique aggravent l’avancée de la désertification, l’érosion de
la couche végétale du bassin méditerranéen et la disparition de la forêt
méditerranéenne. Le Programme d’action régional prévu dans l’Annexe 4 doit être
appliqué, de même que les Programmes sous-régionaux des Annexes 1 et 2 de la
Convention ; et, surtout, ils doivent être dotés d’un mécanisme concret de
financement pour la mise en marche de mesures concrètes pour combattre la
sécheresse et favoriser l’agriculture durable.
c)
La gestion intégrée des zones côtières. La pression
exercée sur la frange du littoral méditerranéen, dans laquelle 37 % de la
population vit sur 17 % du territoire, est telle que l’on doit adopter des
programmes d’action concrets pour développer les mesures prévues dans l’Agenda
21.
d)
Le tourisme durable. La région méditerranéenne
reçoit 30 % du tourisme mondial, ce qui est à l’origine de grands problèmes
environnementaux. Il est nécessaire d’adopter des mesures concrètes pour
freiner le tourisme intensif et prendre de l’avance quant à la protection des
ressources naturelles et culturelles.
e)
La protection de la biodiversité. La forte pression
démographique, du tourisme et des infrastructures est en train de faire
disparaître la riche biodiversité méditerranéenne.
f)
La lutte contre la pollution et la surexploitation
marines. La Méditerranée est une mer fermée qui reçoit une forte pollution
terrestre et marine, ce qui, conjointement à la surexploitation des ressources
marines, exige des mesures urgentes pour préserver la riche biodiversité
méditerranéenne.
g)
Autres thèmes : tels que la gestion des
résidus, l’utilisation d’énergies renouvelables, la lutte contre l’effet de
serre, etc.
4.
Nous demandons tout le soutien possible pour les
villes méditerranéennes qui configurent une spécificité méditerranéenne
fondamentale pour le développement durable et pour la coexistence de la région.
Des programmes urbains de développement durable appuyés par des financements
internationaux devraient être mis en place sur une base volontaire par les
collectivités publiques et les représentants des sociétés civiles, ainsi que
par les États, ensemble, de manière contractuelle ; cela concernera en
particulier les cent millions de nouveaux habitants urbains de la région.
5.
Nous demandons que les moyens, notamment financiers
tels qu’ils ont été envisagés en particulier lors de la réunion de Monterrey,
constituent en priorité la base des efforts proposés au Sommet de Johannesburg.
Plusieurs composantes constituent les bases d’un pacte planétaire et
permettront de créer en Méditerranée un espace de solidarité et de
développement partagé.
a) Reprendre rapidement le niveau de l’aide publique au développement à hauteur de 0,7 % ; enregistrer, à cet égard, l’engagement pris à Göteborg en 2001 par les États européens.
b) Établir une ressource commune et innovante pour financer en partie des contributions nationales devant être maintenues, le financement des Nations Unies, du système de gouvernance mondial et des actions d’intérêt public dans les différentes régions du monde et, en particulier, en Méditerranée.
c) Reconvertir des systèmes de ressources, en particulier de la dette, par des échanges (Debt Swaps) pour des opérations de développement durable, par le redéploiement des ressources et la révision des taxes et redevances nationales et locales pour les ajuster par des éco-taxes en référence, par exemple, aux principes du pollueur payeur ou de l’encouragement au bon développeur.
6.
Nous appelons à réduire le
haut niveau de chômage des jeunes, à garantir la création d’emplois à tous et à
toutes d’une façon durable, pour éradiquer la pauvreté, en adoptant les mesures
nécessaires, telles que :
a)
développer l’esprit et la capacité des PME avec l’aide
des associations d’entraide professionnelle ou des associations
d’entreprises ;
b)
mettre en place des services de conseils, des réseaux
d’informations de promotion pour l’application des technologies propres ;
c)
soutenir tous les systèmes d’aide à la gestion et au
management participatif, et encourager les acteurs de l’économie populaire et
familiale ;
d)
articuler des initiatives de micro-économies avec les
politiques nationales.
7.
Nous proposons que le processus euro-méditerranéen
et le PAM, ensemble, renforcent pour la région les échanges en vue de la
création d’un espace de partenariat et de co-développement : l’apport de
la zone de libre-échange envisagée doit être considéré comme un moyen
subordonné aux exigences sociales et environnementales pour une région qui doit
garder et mettre en valeur ses identités et ses valeurs.
8.
Nous appelons les réseaux
euro-méditerranéens de la société civile à s’engager à renforcer les ONG et les
plus importants groupes à niveau national en faveur de l’application et de la
surveillance des accords euro-méditerranéens d’association. Les réseaux d’ONG,
ainsi que les groupes les plus importants, doivent s’associer pour la
réalisation des PIR (Programmes indicatifs régionaux), de même que les ONG et
les groupes les plus importants doivent s’associer pour la réalisation des PIN
(Programmes indicatifs nationaux) prévus dans le programme MEDA-II. Ce
programme, ainsi que les programmes et initiatives sectoriels tels que les SMAP
(Plans d’action méditerranéens stratégiques) doivent être suffisamment dotés
pour aborder les problèmes qui devront être résolus.
9.
Nous soutenons le projet d’institutionnalisation du
Forum civil Euromed largement recommandé par les instances gouvernementales et
non gouvernementales depuis 1995, qui pourrait aider à rassembler les plus
importants groupes de la société civile en vue d’avancer dans ce débat, qui est
par nature lié au Forum parlementaire euro-méditerranéen.
10. Nous demandons que
les échanges culturels et professionnels dans la région soient renforcés entre
pays, villes et établissements universitaires et scolaires. Les jeunes
devraient en être les principaux bénéficiaires. Nous
rappelons que l’intensification des échanges de jeunes en Méditerranée devrait
déboucher sur des actions de terrain liées à des thèmes d’amélioration de la
qualité de vie. Échanger pour changer ; renforcer les capacités locales et
les initiatives dans chacune des organisations par la rencontre d’autres
initiatives et d’autres capacités ; transférer et adapter les bonnes
pratiques rencontrées ailleurs sur les territoires d’actions propres.
11. Nous encourageons la
révision la plus rapide possible des institutions aux différents niveaux :
a)
à celui de la planète pour mieux affirmer, par la
gouvernance, l’incorporation de la dimension du développement durable dans les
accords multilatéraux ; et à celui de la région méditerranéenne où les
réseaux de coopération doivent être encouragés dans la perspective du
renforcement des capacités nationales et locales ;
b)
à celui de la
participation des personnes et des associations à l’effort commun, en révisant
notamment les législations sur l’accès à l’information et l’accès à la justice
répondant à une nécessité.
12. Nous exigeons que la
société civile soit mieux représentée dans toutes les instances et organismes
internationaux qui interviennent dans la Méditerranée afin qu’elle soit un
moteur pour le développement durable, la création d’un espace méditerranéen de
paix, d’équité, de solidarité et d’exemplarité pour le monde.
MED Forum
Réseau d’ONG de la Méditerranée pour
l’Écologie et le Développement durable
Contributions medforum@medforum.org

Ø
Manifesto of Mediterranean NGOs before the 2002
Johannesburg Summit
VI
Mediterranean Environment Forum
Barcelona, 30 November and 1 December 2001
|
1 |
0 years after the 1992 Rio de Janeiro
Summit, it is now necessary to analyse the implementation of the main measures
adopted during the summit, especially Agenda 21 and the major international
conventions arising from it: Climate change, Biodiversity and Combating
desertification.
The Mediterranean basin does not exist as
a region for any international organisation; as a result, it does not appear in
the world and regional reports which are produced regularly, nor does it exist
in the available data bases. Only the bodies of the Barcelona Convention
(United Nations Convention for the Protection of the Mediterranean), the MAP
and the MCSD, have a Mediterranean field of action by means of which to
approach the region’s current situation.
A quick look at the situation of the Mediterranean
shows that although some environmental problems are being dealt with at
different levels and efforts are being made to integrate environment issues
into development strategies, not only have the problems of inequality and
poverty not lessened, but in many cases they have actually worsened.
The dynamic of globalisation and attempts at economic
integration are, for the moment, having an adverse effect on the poorest, least
developed sectors and areas of the Mediterranean basin.
In spite of an evident improvement in energy
efficiency in some parts of the basin and, in general, of increased
eco-efficiency, these advances appear to have been more than counteracted by
the dominant trends in the production and consumption sectors, which are in
turn fuelled by growing inequality, economic instability, demographic
expansion, migratory processes and the armed conflicts which have affected the
region, particularly in the Balkans and the Middle East, not to mention the
internal conflicts which have affected other countries.
The dynamic of economic growth and population
expansion has obviously led to greater consumption of resources with the
consequent increase in the generation of waste and pollutants. Transport and
tourism have risen noticeably, encouraging the process of economic growth and
generating greater economic resources, both of which however have a
far-reaching environmental impact which has, as yet, been little valued, much
less corrected. Poverty and inequality continue to be one of the
characteristics marking the Mediterranean region.
Ten years after the Rio Summit, apparently good
intentions and preparatory schemes or action plans have emerged in the
Mediterranean basin. However, they have not yet been implemented, and
short-term policies and schemes have taken priority over long-term
considerations and strategies.
In the production sector, although in some cases
greater environmental responsibility can be seen on the part of business with
the adoption of environmental management measures, they are still relatively
thin on the ground and concentrated in a few sectors. For the most part, the
environmental management systems adopted are found in big companies, and most
small and medium-sized firms are still a long way from adopting such systems.
The mechanisms to control compliance with
environmental policies and regulations are still extremely precarious, and the
tasks of surveillance and monitoring are even less implemented. In this sense,
a big step forward has been made in the Mediterranean with the assignation of
135 sustainability indicators.
On the occasion of the meeting in
Barcelona of 160 representatives of different social sectors, particularly the
Mediterranean NGOs brought together under the umbrella of MED Forum, Network of
Mediterranean NGOs for Ecology and Sustainable Development, during the VI
Mediterranean Environment Forum, after an analysis of the basic documents
contributed and much debate, we decided to launch the following MANIFESTO:
1.
We hereby state that the positive proposals contained
in Agenda 21 passed at the Rio Summit in 1992 and those arising from it, such
as MED Agenda 21, the national and local Agendas 21 and the major international
conventions of the United Nations, which were supposed to permit sustainable
development of the Mediterranean region, have not been implemented, due above
all to a lack of political decision-making, the absence of specific measures
and the low level of financing applied.
Let us remember
that the Johannesburg Summit as a conference must analyse implementation and
the means used to achieve the principles and proposals outlined in Agenda 21,
and that it must offer further proposals for sustainable development to prevent
the permanent deterioration of the planet.
2.
We declare that the Mediterranean region is an
“eco-region” which has to be taken into account as such, and that the
contributions of the Barcelona Convention and “process”, signed in 1975 and
1995, must be emphasised and reinforced to enable the Mediterranean to make its
contribution to planetary changes as regards sustainable development. The
Mediterranean Commission for Sustainable Development (MCSD) must be
strengthened and recognised by the Commission for Sustainable Development as a
valid partner to participate in the sessions and other activities of the CSD.
3.
We state our opinion that the Mediterranean eco-region
has a great deal of potential for progress in the application of the proposals
contained in Agenda 21 and developed in MED Agenda 21, and that with the existence
of the MAP, the MCSD and the Euro-Mediterranean process, it can contribute to
the implementation of sustainable development by establishing a series of
specifically Mediterranean priorities:
a)
Water. Integrated, sustainable water management has to
be recognised as one of the greatest challenges facing the Mediterranean
region. We need a new culture of water which takes into account the
sustainability of the resource when it comes to satisfying the consumption
needs of households, industry and farming in harmony with the lives of the
fauna and vegetation of the different ecosystems.
b)
Combating desertification. The effects of climate
change will exacerbate the advance of desertification, the erosion of plant
coverage in the Mediterranean basin and the disappearance of the Mediterranean
forests. This calls for the application of the Regional Action Programme
outlined in Annexe 4 and the Sub-regional Programmes of Annexe 1 and 2 of the
Convention and, above all, a specific financing mechanism for the introduction
of specific measures to combat drought and benefit sustainable agriculture.
c)
Integrated coastal management. There is far too much
pressure being brought to bear on the Mediterranean seaboard, 17% of the
territory on which 37% of the population lives, and specific action programmes
must be implemented to develop the measures outlined by Agenda 21.
d)
Sustainable tourism. The Mediterranean region is the
destination for 30% of world tourists, and this leads to major environmental
problems. It is necessary to adopt specific measures to curb intensive tourism
and promote protection of natural and cultural resources.
e)
Protection of biodiversity. The heavy pressures of the
population, tourism and infrastructures are leading to the disappearance of
rich Mediterranean biodiversity.
f)
Combating pollution and overfishing. The Mediterranean
is an enclosed sea which receives high levels of land and sea pollution which,
together with overfishing of marine resources, calls for urgent measures to
preserve rich Mediterranean biodiversity.
g)
Other themes: waste management, the use of renewable
energies, combating the greenhouse effect, etc.
4.
We ask for all possible help for Mediterranean cities,
which represent fundamental Mediterranean specificity for sustainable
development and coexistence in the region. Urban sustainable development
programmes backed by international financing must be established on a joint
voluntary base by local governments, representatives of civil society and
States, in a contractual framework; this will particularly concern the
region’s 100 million new urban inhabitants.
5.
We particularly ask that the form of financing
considered at the Monterrey meeting should constitute the basis of efforts to
be proposed at the Johannesburg Summit. Many of its components form the basis
for a planet-wide pact and will allow the creation in the Mediterranean of a
space of solidarity and co-development:
a) a rapid return of levels of public support for
development to 0.7%; making note, to this effect, of the agreement adopted in
Göteborg in 2001 by European states;
b) the creation of an innovative joint fund to finance,
along with the national contributions which are to be made and United Nations
funding, a system of world governance and actions of public interest in regions
of the world and here in the Mediterranean, and
c) the replacement of systems of resources, particularly
that of debt, for swaps (Dept. Swaps) in the case of sustainable development
operations and the deployment of resources, and the revision of national and
local rates and taxes to be replaced by eco-taxes, on the basis of the
principles of “polluter pays” or good practice.
6.
We call for a reduction of
high unemployment levels among young people, the sustainable creation of jobs
for everyone and the eradication of poverty, by adopting measures such as:
a)
developing the spirit and capacity-building of SMEs,
with the help of professional consultancy or company associations;
b)
implementing services, boards and networks to provide
information and promote the application of clean technologies;
c)
backing all systems which support government and
participatory management, and providing support for agents of the popular and
family economy, and
d)
implementing micro-economic initiatives as part of
national policies.
7.
We propose that the Euro-Mediterranean process and the
MAP should work together to promote a space of partnership and co-development:
the creation of a free-trade zone should represent social, economic and
environmental guarantees, preserving the identity of the Mediterranean and its
values.
8.
We call upon civil society’s
Euro-Mediterranean networks to support NGOs and large national groups in the
application and monitoring of Euro-Mediterranean Association Agreements. NGO
networks and major groups have to join together to carry out the RIPs (Regional
Indicative Programmes), and NGOs and large national groups have to join
together to carry out the NIPs (National Indicative Programmes) outlined in
MEDA-II. The MEDA II Programme and sectorial programmes and initiatives such as
the SMAP must be provided with sufficient funding to deal with the problems
they have to face.
9.
We support the project to institutionalise the
Euro-Med Civil Forum which has been much recommended by governmental and
non-governmental agencies since 1995, and which could help to regroup the
larger groups in civil society with a view to moving this debate forwards,
alongside the Euro-Mediterranean Parliamentary Forum.
10. We ask for the
strengthening of cultural and professional exchanges in the region, between
countries, cities, universities and schools. Young people should be the main
beneficiaries. We call for the intensification of exchanges
between young people in the Mediterranean to take the form of on-the-spot
actions in connection with issues concerning improved living standards.
Exchange with the object of change, local capacity-building and the
strengthening of initiatives within all organisations, publicising and adapting
good practices.
11. We promote the
revision of institutions, particularly on different scales:
a)
on a planetary scale, sustainable development has to
be incorporated into multilateral agreements with a view to strengthening
governance;
b)
on the scale of the Mediterranean region, where
co-operation networks must be motivated to encourage national and local
capacity building, and
c)
as regards personal and association participation,
joint efforts to incorporate access to information and justice for civil
society and larger groups into national legislation.
12. We demand that
civil society be better represented in all international agencies and bodies
involved in the Mediterranean, in order to enable it to become a driving force
of sustainable development and the creation of a Mediterranean space of peace,
equality and solidarity which can act as an example for the whole world.
MED Forum
:::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::
Ø
Declaration des ONGs de la
Méditerranée pour Johannesburg
Nice, 12 / 01 / 2002
|
L |
es organisations non gouvernementales
actives dans la région méditerranéenne se sont réunies à Nice les 11 et 12
janvier 2002 pour contribuer aux préparatifs du Sommet Mondial de Johannesburg
sur le Développement Durable (SMDD). La Méditerranée a une longue histoire d’échanges
culturels et de coopération ; toutefois, à l’heure actuelle, d’importants
groupes d’habitants de la région sont
menacés par la dégradation de l’environnement, les conflits, l’insécurité,
l’exclusion sociale et les violations des droits de l’Homme et des libertés
fondamentales.
Le développement durable
de la région peut être considéré comme un moyen majeur permettant de faire de
cette zone, dotée d’une identité écologique et culturelle propre mais comptant
des disparités considérables en matière de prospérité et de perspectives, un
exemple de coexistence et de coopération de peuples et de cultures partageant
des ressources et un avenir communs.
La région méditerranéenne composée de 22 pays
situés au carrefour de l’Afrique, de l’Europe et de l’Asie de l’Ouest, a
accompli des nombreux progrès dans la mise en œuvre de l’Agenda 21 :
·
la société civile commence à se
renforcer et à s’impliquer de manière croissante aux niveaux local, national et
régional. Certaines autorités locales et régionales ont entamé le processus de
mise en place de l’agenda 21 au niveau local. La coopération régionale a été
améliorée à différents égards, notamment dans le domaine scientifique et en
matière de renforcement des capacités,
·
la pollution marine a été
stabilisée et parfois réduite,
·
des outils institutionnels
novateurs ont été mis en œuvre dans la région : le Plan d’Action pour la
Méditerranée, lancé en 1975, a été rénové et une Commission Méditerranéenne du
Développement Durable (CMDD), unique au monde au niveau de participation des
gouvernements, de la société civile et du secteur privé a été créée.
·
On note des progrès, dans une
majorité de pays, concernant l’accès à l’eau potable, le traitement des eaux,
l’alimentation et la situation en matière de santé publique.
Il y a toutefois des lacunes :
·
les différences de revenus,
tant entre les pays qu’au plan interne, se sont accrues
·
la pression exercée sur
l’espace, les écosystèmes et les ressources s’accroît (zones côtières, systèmes
des eaux continentales, forêts, zones agricoles, sols, ressources
halieutiques),
·
les modes d’urbanisation et de
consommation sont en grande partie incontrôlés et le recours aux énergies
renouvelables reste marginal. Ces lacunes risquent d’annuler les progrès
réalisés ces dernières années, notamment en matière de santé publique.
·
le Partenariat
Euro-Méditerranéen, sensé promouvoir le développement mutuel dans une région de
700 millions d’habitants, reste trop orienté jusqu’à présent sur les seuls
domaines de la sécurité, du développement économique traditionnel, des reformes
structurelles et du libre échange.
·
le non-respect des engagements
de Rio a exacerbé la crise socio-économique, fragilisé la démocratie et accru
la vulnérabilité de nombreux groupes sociaux, en particulier les femmes, les
enfants, les jeunes et d’autres groupes marginalisés.
DE
BONNES PRATIQUES DE GOUVERNANCE SONT INDISPENSABLES A TOUS LES NIVEAUX
La mise en œuvre du développement durable
nécessite l'approfondissement de la démocratie et des bonnes pratiques de
gouvernance à tous les niveaux.
·
Le principe 10 de la
Déclaration de Rio, qui prévoit de garantir au public l’accès à l’information,
la participation au processus de prise de décision et l’accès à la justice dans
le domaine environnemental, doit être pleinement mis en oeuvre dans tous les
pays. Cela commence par une attitude d’ouverture et de transparence de la part
des autorités et des entreprises vis à vis de la société civile.
·
De bonnes pratiques de
gouvernance signifient également l’application du droit social et
environnemental, l’éradication de la corruption au sein des gouvernements, du
secteur public et du secteur privé et l’adoption de mesures fermes contre les
délits environnementaux et sociaux.
·
Tous les pays devraient mettre
en place des Commissions Nationales du Développement Durable (CNDD) effectives
et renforcer le rôle et les capacités des autorités locales et sous-régionales
en matière de formulation et de mise en œuvre dans le domaine du développement
durable.
·
Les organisations régionales
peuvent accroître radicalement leur efficacité en adoptant un modèle
participatif. Jusqu’à ce jour, le seul organisme à appliquer ce principe dans
notre région est la Commission Méditerranéenne du Développement Durable. Nous
demandons instamment à tous les organismes multilatéraux, et notamment à
l’Organisation des Nations Unies et à l’Union Européenne, de favoriser la
coopération régionale, en accordant clairement un rôle et en facilitant la
participation à la société civile.
·
Au niveau global, le cadre
institutionnel est fragmenté. Nous demandons une réforme et un renforcement du
PNUE et une mise en œuvre
coordonnée des Accords Multilatéraux sur
l’Environnement. Nous saluons l’initiative du PNUE visant à mettre en place un
processus permettant la participation de la société civile. Le Forum Mondial de
la Société Civile sur l’Environnement pourrait servir de modèle à d’autres
organes des Nations Unies.
·
Les pays en développement
doivent bénéficier d’une égalité de droits et de facilités dans le processus de
prise de décision au sein des institutions financières internationales.
La lutte contre la
pauvreté doit être au centre des politiques de développement durable ce qui
exige un consensus politique de haut niveau.
·
Les politiques d’aide et les
politiques de mise en œuvre de l’Agenda 21 doivent prévoir des programmes
spéciaux de lutte contre la pauvreté qui doivent tenir compte des causes
économiques, sociales et politiques de la pauvreté.
·
Le lien entre la dégradation de
l'environnement et l'augmentation de la pauvreté doit être reconnu et des
mesures et les programmes combinant lutte contre la pauvreté et gestion des
ressources naturelles doivent être encouragés.
·
Les programmes de lutte contre
la pauvreté doivent associer de manière étroite les organisations de la société
civile et le secteur privé, et l'accès des jeunes à un travail décent et
productif doit être une priorité.
·
Les objectifs de lutte contre
la pauvreté doivent être chiffrés et contraignants et un système international
d'observance doit être mis en place pour évaluer les progrès de la lutte contre
la pauvreté.
La région
méditerranéenne est un exemple de relations commerciales inégales lesquelles
profitent aux pays développés en laissant les pays moins développés à la
traîne.
Nous apportons fermement
notre soutien à deux mesures proposées par le Secrétaire général des Nations
Unies, M. Kofi Annan, pour le Sommet de Johannesburg, lesquelles nous
paraissent tout particulièrement pertinentes pour la région
méditerranéenne :
·
"Supprimer les subventions entraînant des distorsions sur les flux
commerciaux et améliorer l'accès des produits et services des pays en
développement sur les marchés des pays développés, en particulier dans les
domaines pour lesquels les pays en développmeent ont un avantage comparatif
tels que les textiles et l'agriculture".
·
Assister les pays en développement dans leurs efforts pour intégrer le
système commercial mondial et participer de manière effective aux négociations
commerciales internationales".
·
Les accords commerciaux globaux
et régionaux devraient viser à renforcer les économies locales (notamment
Petites et Moyennes Entreprises), (i) à établir des pratiques commerciales
justes avec partage des
bénéfices,
(ii) à promouvoir un mode durable de production et de consommation et (iii) à
lutter contre la pauvreté.
Ceci signifie également que l'influence excessive
exercée par les entreprises multinationales doit être réduite:
Nous demandons par
ailleurs au Sommet Mondial du Développement Durable de reconnaitre la nécessité
d'une Convention sur la responsabilité des entreprises en matière de
développement durable. L'OMC a par ailleurs échoué dans la mise en place d’une
structure internationale de promotion du commerce équitable. En conséquence,
l'OMC doit être réformée pour assurer la pleine participation des pays en
développement et des acteurs de la société civile en son sein et pour permettre
le plein accès des pays du Sud aux marchés des pays industrialisés.
·
Tous les pays devraient être en
mesure de mobiliser des ressources publiques et domestiques, stables et
suffisantes au niveau national et local au service du développement durable, en
tenant compte du fait qu’à long terme ces investissements se révéleront très
profitables.
·
Il est nécessaire que des fonds
soient alloués spécifiquement aux activités relevant du l’Agenda local 21 ainsi
qu’à des micro-crédits destinés au secteur privé et aux communautés locales.
·
La coopération entre les
autorités locales et le partenariat public-privé doivent être développés.
Etant donné les différences de niveau
considérables en matière de prospérité économique d’un pays à l’autre,
l’important soutien engagé par les pays développés vis à vis des pays en
développement reste nécessaire :
·
L’Aide Publique au
Développement (APD) doit enfin atteindre au minimum l’objectif de 0,7% du PNB
fixé par les Nations Unies. L’utilisation de l’APD doit être améliorée par une
formulation prioritaire transparente et participative et des études d’impact,
le cas échéant au niveau multilatéral, ainsi que par un renforcement des capacités
des bénéficiaires.
·
La reconversion de la dette
doit être encouragée pour favoriser des activités de développement durable.
·
En vue de compenser la perte de
recettes publiques entraînée par la suppression des droits de douane (due à la
libéralisation des marchés), il convient d’introduire des mesures fiscales
mettant en place le principe pollueur-payeur et prévoyant la suppression des
subventions exerçant un effet pervers sur l’environnement, ainsi que
l’introduction de taxations novatrices, positives pour l’environnement.
·
Il convient d’envisager
l’introduction de taxes internationales en vue d’accroître les ressources
financières dont disposent les pays en développement pour le développement
durable.
·
Des facilités de crédit doivent
être mises en place pour les investissements à long terme en faveur du
développement durable.
·
Des moyens financiers doivent
être dégagés pour permettre l'application de la Convention de lutte contre la
désertification et plus généralement de l'ensemble des conventions internationales
ayant un impact sur le développement durable.
ACHEVER
DES MODES DURABLES DE CONSOMMATION ET DE PRODUCTION
La croissance économique doit être radicalement
découplée de la dégradation de l’environnement, ce qui implique la mise en
place de cadres politique globaux en matière de production et de consommation
durables basés sur:
·
L'égalité d'accès de tous les
peuples aux ressources naturelles, dans le respect de la capacité de charge de
la planète.
·
Maintenir et améliorer la
qualité de la diversité biologique, et le droit des peuples à un environnement
propre et sain.
·
L’application du principe de
précaution est essentielle pour toutes les politiques pertinentes.
Les pays développés doivent reconnaître que leur
consommation excessive des ressources naturelles signifie qu’ils ont acquis une
dette écologique vis à vis du Sud.
·
Les pays devraient promouvoir
des pratiques agricoles durables et une Gestion Intégrée des Ressources en Eau
au niveau des basins versants, et devraient
assurer l’accès équitable de la population à la ressource en prenant en
compte les besoins écologiques.
EDUCATION
L’éveil et l’éducation,
l’émergence d’une culture de développement durable conditionnent la réussite
d’un développement durable. Il faut renforcer les capacités et formations des
jeunes. La révision et de nouvelles stratégies et moyens de sensibilisation,
d’éducation, formation et communication conditionnent la gestion efficace des
ressources humaines et l’acquisition des capacités par les plus défavorisés,
pour construire le développement durable. En plus de l’éducation générale pour
tous, l’éducation à l’environnement et à
la viabilité (EEV) doit être systématiquement développée à tous âges dans les
différentes approches formelles et non formelles, ainsi que la formation
professionnelle des décideurs et administrateurs. Une structure réseau
ressource est indispensable, dotée de moyens humains, financiers et techniques,
pour concrétiser les initiatives, encourager les partenariats et échanges
internationaux de jeunes. La création, la valorisation et la vulgarisation,
l’échange et la mutualisation des
connaissances et expériences sont incontournables pour le développement
durable.
TRANSFERT DE
TECHNOLOGIE
·
La création, la valorisation et
l’échange de connaissances scientifiques pluri-disciplinaires et de savoir
faire sont indispensables pour atteindre le développement durable
·
il est urgent de procéder à un
transfert efficace entre les pays de technologies tant traditionnelles que
nouvelles, plus propres, éco-efficaces et appropriées.
Le travail entrepris au niveau
international, bien démultiplié par les Etats, les sociétés civiles, les
entreprises et les collectivités locales, doit être porté par les grandes
régions du monde et particulièrement par les « écorégions » comme
l’est la Méditerranée qui est à la charnière de l’Afrique, de l’Europe et de
l'Asie de l’Ouest.
La mise en œuvre du développement durable
peut être un puissant facteur d’entraînement dans le destin de cette région
dont la fracture Nord-Sud peut se transformer en un partenariat modèle qui
pourrait être exemplaire pour le monde.
Les ONG méditerranéennes
soutiennent l'idée d'un "Pacte Planétaire" prévoyant des engagements
clairs et des mesures concrètes conduisant àl’éradication de la pauvreté, à des
modes durables de production et de consommation, et à l’amélioration des
pratiques de gouvernance et des processus démocratiques à tous les niveaux.
Ce Pacte Planétaire
devrait s’accompagner d’initiatives pluri-acteurs destinées à faciliter le
respect des objectifs fixés au plan international. Il devrait conduire à un
mode de mondialisation permettant un développement équitable complet et
durable.
Ce message a reçu le
soutien des réseaux suivants :
1. Amis de la Terre MedNet, basé à Alicante, un réseau des offices
Nationaux des Amis de la Terre de 11
pays Méditerranéens y compris Jordanie.
2. Bureau Européen de l’Environnement
(BEE), basé à Bruxelles, une fédération de 135 ONG de tous les pays Européens.
3. Bureau d’Information Méditerranéen sur
l’Environnement, la Culture et le Développement Durable (MIO/ECSDE), basé à
Athènes, une fédération de 92 ONG de 23 pays Méditerranéens y compris Jordanie
et Portugal.
4. Environnement et Développement du Tiers
Monde (ENDA).
5. Fond Mondial pour la Nature, WWF
Programme Méditerranéen, basé à Rome.
6. Réseau Arabe pour l’Environnement et le
Développement (RAED), basé au Caire, un réseau de 200 ONG de 17 pays
Arabes.
7. Réseau MEDCOAST, basé à Ankara.
8. Réseau Méditerranéen de Médias en Ecologie,
basé à Amman, un réseau de 100 professionels et communicateurs de tous les pays
Méditerranéens.
9. Réseau des ONG de la Méditerranée pour
l’Ecologie et le Développement Durable (MED Forum), basé à Barcelone, un
réseau de 113 ONG de 23 pays Méditerranéens y compris Jordanie et Portugal.
:::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::::
Ø
Propositions de MED Forum à la
Vème Conférence Euromed
Valencia (Espagne) - Avril
2002
1.
Le Processus Euro-Méditerranéen
lie les 15 pays de l’UE plus 12 états voisins de la Méditerranée, excluant,
jusqu’à aujourd´hui, les pays des Balkans et la Lybie. Nous pensons qu’il serait positif
d’incorporer au processus politique Euro-Méditerranéen tous les pays riverains,
comme l’ont déjà fait la Convention de Barcelone et d’autres organismes.
2.
La Convention de Barcelone pour
la protection de la Méditerranée doit être pleinement intégrée à la politique
euro-méditerranéenne et compter sur un soutien politique et économique majeur
du Processus Euro-Méditerranéen. Le PAM
doit être vu comme un interlocuteur privilégié pour développer la politique
environnementale du Processus Euro-Méditerranéen.
3.
Les accords d’associations
doivent s’accélérer jusqu’à ce qu’ils couvrent toute la région et pouvant
établir les mécanismes nécessaires pour qu’en 2010 s’établisse une zone de
libre échange comptant sur toutes les garanties sociales, économiques et
environnementales.
4.
Le Programme MEDA II et les
programmes et initiatives régionales comme le SMAP doivent être suffisamment
équipés pour aborder les problèmes qui doivent être résolus, accélérer les
procédures bureaucratiques en les dotant de personnel nécessaire vers une
instauration efficace.
5.
Obtenir une implication majeure
et une attitude plus décidée de l’UE vers l’objectif d’obtenir la paix au
Moyen-Orient et dans les Balkans, comme condition de base pour que s’établisse
un cadre de vie commune et de relation normalisée entre les peuples de la
région et comme condition indispensable pour que s’établisse une zone de libre
échange allant vers un développement durable dans toute la région.
6.
Favoriser la participation de
la société civile créant un fond MEDA ONGs, comme fonds pour les ONGs dans les
programmes régionaux (SMAP ONGs), avec objectif de rendre efficace (capacity
building) les ONGs du sud et de l’est de la Méditerranée à travers la
réalisation de projets qui les lient à la population. Ceci nous permettra de complimenter la
proposition du MEDA II « Les programmes devront encourager la
participation et la manifestation de la société civile dans les pays
associés ».
7.
Les villes méditerranéennes,
les administrations locales et leur société civile, doivent recevoir un soutien
majeur du processus euroméditerranéen, étant des sources d’initiatives, de
propositions et de progrès.
8.
Soutien majeur aux forums de la
société civile, à tous les niveaux et dans tous les secteurs, privilégiant
l’échange entre jeunes et favorisant les projets avec une participation de la
jeunesse dans le dialogue interculturel.
9.
Soutenir toutes les initiatives
allant vers le codéveloppement durable de la région, comme l’a soulevé lors de
son rapport de la Commission, exprimant l’idée qu’une: « Europe en paix,
stable et prospère est inconcevable sans une région méditerranénne également en
paix, stable et prospère ».
10.
Obtenir la participation de la
société civile, en particulier des ONGs, dans la conception des Programmes
Indicatifs Nationaux (PIN) et Régionaux (PIR) couvrant des périodes de trois
ans et s’efforçant de réaliser des projets concrets.
11.
Etablir des évaluations
obligatiores sur l’impact environnemental dans tous les projets MEDA, ainsi que
lier les ONGs en phase de sensibilisation et de diffusion des résultats des
projets méditerranéens réalisés au niveau national et régional.
12.
Favorisant les réseaux des ONGs
existentes, comme cela a été fait avec d’autres secteurs, leur donnant les
capacités et les ayant comme portes-parole dans le Processus Euroméditerranéen
et dans l’application du programme MEDA II et des programmes régionaux, comme
le SMAP et autres.
********
Visite our web site: www.medforum.org
Ø
Proposals of MED Forum to
the Vth Euromed Conference
Valencia (Spain) - April 2002
1.
The Euro-Mediterranean
process brings together 15 European Union countries plus 12 neighbouring states
in the Mediterranean, so far excluding the Balkan countries and Libya. We think
it would be positive to incorporate all countries on the Mediterranean shore
into the Euro-Mediterranean political process, as the Barcelona Convention and
other bodies do.
2.
The Barcelona Convention to
protect the Mediterranean must be fully integrated into the Euro-Mediterranean
policy and receive greater political and economic support from the
Euro-Mediterranean process. The MAP must have a voice in the development of the
environmental policy of the Euro-Mediterranean process.
3.
The association agreements
have to be stepped up to cover the whole region and establish the necessary
mechanisms for the creation by 2010 of a free-trade zone with full social,
economic and environmental guarantees.
4.
The MEDA II Programme and
sectorial programmes and initiatives, such as the SMAP, have to receive
sufficient backing to be able to deal with the problems facing them, speed up
bureaucratic procedures and give them the necessary staffing levels to ensure
effective implementation.
5.
To achieve greater
involvement and a more decided attitude on the part of the European Union with
a view to bringing about peace in the Middle East and the Balkans as a basic
condition for the creation of a framework of co-existence and normalised
relations between the peoples of the region and a vital condition for
establishing a free-trade zone which advances towards sustainable development
throughout the region.
6.
To encourage the
participation of civil society by creating a MEDA NGO fund, as well as funds
for NGOs in sectorial programmes (SMAP NGOs), with the aim of providing
capacity building for NGOs in the south and east of the Mediterranean by means
of projects which bring them in touch with the population. This would allow us
to comply with the MEDA II proposal: “The programmes must be devoted to encouraging the participation and
manifestation of civil society in associate countries”.
7.
Mediterranean cities, local
government and their civil society must receive greater support from the
Euro-Mediterranean process, as they are a source of initiatives, proposals and
progress.
8.
Greater support for the
forums of dialogue in civil society, at all levels and in all sectors, with
particular emphasis on exchanges between young people and the promotion of
projects which involve the participation of young people in intercultural
dialogue.
9.
To support all initiatives
which advance towards co-sustainable development in the region; as the
Commission’s report says: a “a
peaceful, stable and prosperous Europe is inconceivable without an equally
peaceful, stable and prosperous Mediterranean basin”.
10.
To achieve the participation
of civil society, particularly NGOs, in the conception of National (NIP) and regional (RIP) Indicative
Programmes for three-year periods which contain specific projects.
11.
To
establish obligatory environmental evaluations as part of all MEDA projects,
and get NGOs involved in the sensitisation and dissemination of results of
Mediterranean projects carried out at national and regional level.
12. To encourage existing NGO networks,
as in other sectors, by means of capacity building and by giving them a voice
in the Euro-Mediterranean process and the implementation of MEDA II and
sectorial programmes, such as SMAP and others.
********
Ø
Position Paper of the major
networks of the EuroMediterranean Partnership and environmental NGOs addressed
to the Euro-Mediterranean Civil Forum (Valencia, 12-14 April 2002) and the
Euro-Mediterranean Ministerial Conference (Valencia, 22-23 April 2002)
|
W |
e, the Environmental organizations, grouped under the
major Networks[1] of the
Euro-Mediterranean Partnership (EMP) and NGO’s for the environment,
representing an important part of the Civil Society of the European and
Mediterranean region, and in view of the forthcoming Euro-Mediterranean meeting
of Athens (8-10 July 2002) and the Johannesburg Summit, have agreed on the following positions.
1. A Mediterranean
Sustainability Strategy
·
The Valencia
Euro-Mediterranean Ministerial Conference
should adopt the principle of a Mediterranean Sustainability Strategy
(Strategy for Environmental Integration towards Sustainability in the
Mediterranean Region) to be developed with concrete indicators, targets and timetables. It should secure coherence with the overall Euro-Mediterranean policies and
the EU Sustainability Strategy, as it was developed through the Götteborg process and other relevant initiatives. It
should also take into account the outcome of the Strategic Assessment (Review)
undertaken in the frameworks of UNEP/MAP. The Strategy should be completed and
adopted at the 2nd Ministerial Conference of the Euro-Mediterranean
Partnership on the Environment, to be held in Athens (8-10 July 2002), or at
Barcelona VI, at the latest. This Strategy or commitment should be announced in
Johannesburg. Ideally, a Euro-Mediterranean Partnership Sustainability Council,
with the participation of Civil Society representatives should be established
by/at Valencia V, to co-ordinate and finalise this work.
·
As mentioned in the
Communication by the Commission “a
peaceful, stable and prosperous Europe is inconceivable without an equally
peaceful, stable and prosperous Mediterranean basin”. Since armed
conflict, poverty and the widening gap in economic development and distribution
of wealth between countries and sub regions followed by massive migration and
unemployment are among the root causes of many of the environmental degradation
and development problems, particular attention should be paid to these issues
in the Strategy and sufficient adjustments in the operational, financial and
institutional provisions should be made accordingly.
·
Along with designing the
sustainability strategy, procedures should also be designed to make it
operational e.g. define and refine the mandate of the EMP Sustainability
Council, mandate regular reports from all the EMP sectoral fora (energy, water
etc), MEDA, EIB and other relevant organs to the EMP Sustainability Council on
how they are incorporating sustainability issues into their work. These reports
should be reviewed regularly by a Council meeting, which should meet once a
year at ministerial level.
·
Such an enlarged Strategy
should include a variety of instruments among which SMAP should continue its
role as an important instrument to promote projects that protect the
environment. Bureaucratic procedures must be minimised, their budget
substantially increased, and the necessary provisions and technical
requirements (e.g. staff) must be secured in order to ensure effective
functioning.
·
The Strategy should fully
incorporate any new commitments/goals emerging from Johannesburg.
2. The Strategic Impact Assessment (SIA) of the MFTZ
The Strategic Impact Assessment (SIA) of the MFTZ must be formally
launched by Valencia Ministerial V; its findings must be made available within
one year and then incorporated both into the draft Mediterranean Sustainability
Strategy and on-going negotiations. Revision of existing agreements should be
undertaken to align them to agreed sustainability criteria.
3. Enhancing the role of
Civil Society
Genuine civil society participation must be mandated at Valencia
Ministerial in all the activities of the EMP. Channels of dialogue between EMP
officials and grassroots NGOs must be opened and supported financially. Civil society groups should be entitled and
encouraged to submit presentations and comments to the Euro-Mediterranean
Committee, the EIB and MEDA programme management, which must consider them with
due care and invite oral presentations and comments from civil society at their
meetings. Civil society, and NGOs in particular, should be involved in the
conception and implementation of National and Regional Indicative Programmes
(NIPs and RIPs). A regular, open to comments report must be delivered by the Commission
to EMP Foreign Ministers about civil society participation.
The participation of civil society should be further encouraged by
creating a MEDA NGO budget line, as well as funds for NGOs in sectorial
programmes (SMAP NGOs), with the aim of providing capacity building for NGOs
especially in the South and East of the Mediterranean to become active in the
EMP by means of projects that assist education and the creation of awareness
and pro-active attitudes among the population, with emphasis on youth and
intercultural dialogue.
4. Relations between rights to environment and political rights
As the
right to a healthy environment and to a sustainable development are important
components of human rights in general, it is admitted unanimously that the relations
between this right and public rights, political rights and democracy are close
and synergic. The reinforced role of women in civil society as key players in
the protection of the environment should be an essential objective within the
strategy of sustainable development, and thus, of EMP. The fight against
poverty is an essential element for environmental protection and viceversa.
5. Synergies
As a
necessary input to the successful establishment of such a Strategy, the issue
of the working relations between the EMP and the Mediterranean Action Plan
(MAP), and other international bodies relevant to the Mediterranean region must
be defined at the highest political level, i.e. by a formal political and
financial commitment at Valencia Ministerial, so that full consideration and
support of the work of the Mediterranean
Commission for Sustainable Development (MCSD) is given. Furthermore,
collaboration should be encouraged between UNEP/MAP and its Regional Activity Centres
with the EMP, while UNEP/MAP senior officials should automatically be invited
to attend/contribute documents to all relevant EMP meetings relating to
sustainable development issues.
6. Other Critical Issues
·
The EMP must formally commit
itself at Valencia Ministerial to promote the goals stated in the commitments
which EMP governments have already adopted, alongside all other UN states, of
the Millennium Summit and the World Food Summit re: poverty reduction[2]
and other International Development Goals, and food security and sovereignty as
agreed in Havana 2001. These goals and thus related activities must be taken
into account in the development of the Mediterranean Sustainability Strategy.
·
Obligatory environmental
evaluations should be established as part of all MEDA projects.
·
With the prospect of
ratification by the EU 15 of the Kyoto Protocol before WSSD, with 2 Southern
Mediterranean states having already ratified (Cyprus, Malta) and some others
having announced they would do so (e.g. Jordan), Valencia Ministerial should
formally launch a regional climate change strategy, dealing with both the
causes and impacts, to be developed in co-operation with MAP and adopted by
Barcelona VI.
·
Such a Strategy could not be
effective unless all issues critical for the region are included. Provisions
should be made to progressively introduce policy frameworks for agriculture,
tourism, transport and energy.
·
Political will to implement
sustainable development in partner countries is weak. Comprehensive capacity
building of environmental ministries and local authorities is needed to
engender this political will.
The above points could decisively enhance the efforts to raise the profile of the Mediterranean as a successful example of a region which, despite its accumulated problems due to conflicts based on serious differences of national, ethnic, socioeconomic, cultural, linguistic and religious nature, manages to sustain common institutions and formulate and implement collectively a large number of ambitious environmental and sustainable development policies mainly under the Euro-Mediterranean Partnership, the Barcelona Convention and its protocols, the innovative scheme of MCSD (Mediterranean Commission for Sustainable Development). In particular, we believe that, if properly formulated, the Mediterranean Sustainability Strategy could play an extremely useful and far reaching role and could substantially assist in dealing with the main regional problems.
To conclude the NGOs:
-
support the proposal of the Commission to develop environmental integration
strategies for all sectors as written in the Communication by the Commission to
the Council and European Parliament for the Valencia Summit;
-
strongly encourage the Commission to take the steps needed in order to
create the necessary provisions for an explicit, much stronger sustainability
component for the Euro-Mediterranean Partnership;
-
propose to incorporate all countries of the Mediterranean into the
Euro-Mediterranean political process, as the Barcelona Convention and other
bodies do;
-
urge for a greater involvement and a more decided attitude on the part
of the European Union with a view to bringing about peace in the Middle East
and the Balkans as a basic prerequisite for sustainable development and for the
creation of a framework of co-existence and harmonious relations between the
peoples of the region;
-
are concerned about the slow progress in the Strategic Impact Assessment
of the MFTZ;
-
urge the EMP to include support to the participation of Civil Society as
a prerequisite of Sustainable Development in the region;
-
propose to give complementary
funding to reinforce capacities of South NGOs, reinforce the activities of dialogue between NGOs and
Institutions, as well as dialogue between NGOs, and allow NGOs to carry out a
wide range of projects.
-
encourage to further develop synergies with existing regional schemes
(such as MCSD, UNEP/MAP, GWP-Med, etc.)
-
urge to widen the scope of the EMP and include critical issues of the
region such as agriculture, , etc.
-
propose that bilateral agreements should be replaced by a single
multilateral agreement with strong social and sustainable development elements.
The environment workshop of the Euromed Civil Forum denounces the destructive effects of the war that Israel is carrying out against the palestinian autonomous territories destroying basic environmental infrastructures and natural resources, as well as the indiscriminated slaughter of citizens, and Palestinian women and children.
We declare our solidarity with the
Palestinian people and demand a fair peace with ackowledgement of a Palestinian
State.
Ø
Athens NGO Statement
Athens, 07 July 2002
|
W |
e, representatives of the Environmental
Non-Governmental Organizations, grouped under the major Networks[3], constituting an
important part of the Civil Society of the EuroMediterranean, have adopted at
our meeting in Athens on 7 July 2002, the following statement for submission to
the 2nd EuroMediterranean Conference on the Environment, meeting in Athens
(8-10 July 2002).
We,
the EuroMediterranean Environmental Community
–
Recall our Athens 1991
Mediterranean NGO Conference “Environment and Sustainable Development in a Safe
Mediterranean” held in preparation of Rio, where we decided to work jointly
within the international and national bodies and mechanisms for sustainable
development in a peaceful Mediterranean
–
Recall the EuroMediterranean
environmental fora in Barcelona (1995), Helsinki (1997), Stuttgart (1999) ,
Marseilles (2000) and Valencia (2002)
–
Highlight the negative
environmental trends published by the EEA and MAP on the State and Pressures of
the Marine and Coastal Mediterranean Environment, which threaten the long term
future of the region
–
Welcome the proposal to the 2nd EuroMediterranean
Ministerial Conference on the
Environment “to adopt a strategic framework for the environmental
integration process in the perspective of sustainable development”
A Sustainable Development Objective for the
EuroMediterranean Partnership.
We recall the decisions of the 5th
Conference of EuroMediterranean Foreign Ministers held in Valencia, April
22-23, 2002 and we urge the EuroMediterranean Environment Ministers to take the
necessary steps to make Sustainable Development the guiding objective of the
Partnership.
The
Short and Medium-term Priority Environmental Action Programme (SMAP).
We congratulate the European Commission for
preparing a comprehensive Report on the First 5 Years of SMAP Implementation
and on consulting civil society representatives during the drafting process of
the report.
However, we do not believe that the SMAP
instrument alone is capable of integrating environmental concerns in the
sectoral policies of the EMP, nor of providing a framework for achieving
sustainable development in the Mediterranean basin. SMAP has neither the scope,
the proper political mandate nor the financial backing to address these
fundamental challenges. Therefore stronger political support, restructuring and
adequate financial means would be desirable to render it more effective.
Having reviewed implementation of the SMAP, we urge Ministers to
·
strengthen the existing
links of SMAP with environmental protection in Mediterranean agriculture
(particularly soil protection) and tourism
·
provide funding to
strengthen the programmes and capacities and initiatives of Mediterranean NGOs,
reinforce the dialogue and synergies between NGOs and EMP institutions and
fora, as well as dialogue between NGOs
·
promote the involvement of
the environmental NGOs through direct contact with SMAP officials and ensure
that SMAP correspondents facilitate the involvement of national environmental
NGOs in relevant activities while making their annual and interim SMAP activity
reports available to interested NGOs and other Correspondents in advance of
Correspondents’ meetings.
Environmental Integration within the EuroMediterranean
Partnership.
We welcome the proposal to EuroMediterranean
Environment Ministers to develop a framework for a EuroMediterranean Strategy
for Environmental Integration. This strategy requires ministerial commitment
and the active involvement of all levels of administration, Parliamentarians
and Civil Society. The implementation of the strategy needs to be led by the
highest level decision- making body of the EMP. EuroMediterranean Environmental
and Foreign Ministers are therefore urged to take full and active
responsibility for its implementation throughout the EMP.
5.1 In
order to ensure the efficient and timely implementation of this strategy by
Barcelona VII, Ministers are urged to ensure that
·
Policy coherence and
integration of the precautionary principle and sustainable use of natural
resources be at the heart of the strategy. This would include having as a
principal objective the decoupling of natural resource use from economic
development.
·
The strategy should be based
on a comprehensive vision and include clear objectives, qualitative and,
whenever possible, quantitative targets with timetables, including sustainable
patterns of consumption and production.
·
sufficient resources be
immediately made available for the collection and comparability of statistical
data on the environmental impacts of the economic sectors of the EMP, so that
indicators of performance on environmental integration can be adequately gauged
within the review mechanisms foreseen.
·
civil society be actively
involved in the NIP processes and the Association Councils.
5.2. EuroMediterranean
Environment ministers in co-operation with Foreign Ministers should annually
monitor and evaluate progress in the implementation of the framework
environmental integration strategy.
5.3. Mechanisms
for civil society participation in the monitoring and evaluation of the
environmental integration process should be established and transparency
guaranteed throughout. In this regard we propose the establishment of a
structured consultative process with civil society organisations.
We stress that the proposed EuroMediterranean
Free Trade Area should on no account impede the progress of the Mediterranean
people towards sustainable development. We therefore demand the immediate launch
of the Sustainability Impact Assessment of the EuroMediterranean Free Trade
Area referred to in the Action Plan adopted by the Valencia Ministerial
Conference. We urge the timely completion of the study with active involvement
of the civil society in every stage of this assessment.
Environment Ministers are called on to identify
barriers to environmental integration and address these where appropriate
through the strengthening of the relevant mechanisms in partner countries.
Programmes for increasing the capacity of partner countries to enforce high
environmental standards need to be put in place, in accordance with national
regulations and obligations undertaken under various international
environmental agreements.
We attach particular importance to
strengthening ties between the EuroMediterranean Partnership and the
Mediterranean Action Plan and welcome the initiatives recently taken to
strengthen cooperation between MAP and the EMP. In this regard, we call for
full recognition and ministerial support for the work of the Mediterranean
Commission for Sustainable Development (MCSD) as an exemplary model for
regional co-operation in the field of sustainable development. We also call for
further collaboration and support to regional multi-stakeholder initiatives and
structures such as the GWP-Med.
9.1
We warn that the
Mediterranean region will be adversely affected by climate change and therefore
urge Ministers to take the necessary steps to launch a regional climate change
strategy to be adopted as soon as feasible and no later than by the Barcelona
VII Ministerial conference.
9.2
We strongly encourage EMP
countries which have not yet ratified the Kyoto Protocol to do so by the end of
2002.
Sustainable Development Strategy in the Mediterranean
10
We welcome the Mediterranean
Commission for Sustainable Development’s initiative to prepare a framework
Mediterranean Strategy for Sustainable Development by 2003, and call on
EuroMediterranean Environment Ministers to clearly state and set out in detail
how they will contribute to the successful outcome of this process in which
they have a major responsibility.
Towards the World Summit on Sustainable Development
11
We note with satisfaction
the reference in the draft implementation plan to Agenda Med 21 and believe
that the global importance of the Mediterranean eco-region should be further
stressed in the WSSD side events. These offer an ideal place for the
development and support of multi-stakeholder Type II Initiatives closely linked
with provisions cited both in the Implementation Plan of Agenda 21 as well as
in the regional guidance documents and the commitments under the Millennium
Development Goals (MDGs).
12.1
We call on the
EuroMediterranean Environment Ministers to support the five areas for priority
action proposed by the UN Secretary-General in May 2002. (water, energy,
health, agriculture, biodiversity).
To this end the EuroMediterranean
Partner countries should actively contribute to reaching various targets, in
particular those for Water and Sanitation for 2015, Education for All and
Education for Sustainable Development as well as for the eradication of poverty
in our region. Therefore, we fully endorse the proposed EuroMediterranean Water
and Poverty Facility and request the largest possible participation of
countries, cities and relevant stakeholders
|
MED forum receives the support of: |
[1] Arab Network for Environment and Development (RAED),
Environment and Development Action in the Third World (ENDA) , European
Environmental Bureau (EEB), Friends of the Earth (FoE/MedNet Programme),
Mediterranean NGO Network for Ecology and
Sustainable Development (MED
Forum), Mediterranean Information Office for Environment, Culture and
Sustainable Development (MIO-ECSDE), World Wild Fund Mediterranean Programme (WWF/MEDPO)
[2] according to World Bank figures, there are about 85
million people in the South Med countries trying to survive on $2 a day or less
[3] Arab Network for Environment and
Development (RAED), Environment and Development Action in the Third World
(ENDA), European Environmental Bureau (EEB), Friends of the Earth (FoE/MedNet
Programme), Mediterranean NGO Network for Ecology
and Sustainable Development (MED
Forum), Mediterranean Information Office for Environment, Culture and
Sustainable Development (MIO-ECSDE), World Wide Fund for Nature- Mediterranean
Programme Office (WWF/MEDPO)